Le procès de l’artiste guinéen Mohamed Seydou Bangoura, plus connu sous le nom de Singleton, s’est ouvert ce mercredi 3 septembre 2025 au tribunal de première instance de Coyah. Le chanteur de dancehall est poursuivi pour homicide involontaire dans l’affaire de l’accident de circulation survenu à Toguiron, qui a coûté la vie à Mohamed Lamine Traoré, un sexagénaire, le 28 août dernier.
L’ouverture du procès
Dès sa prise de parole, Singleton a exprimé des regrets devant la famille du défunt et le tribunal.
« Je n’ai pas fait exprès. Je leur demande pardon », a-t-il déclaré à la barre.
L’artiste, surnommé la Machine du dancehall, a ensuite répondu aux questions des avocats de la partie civile.
Les échanges à l’audience
À la question de savoir ce qu’il avait fait après l’accident, Singleton a répondu :
« Je suis resté dans la voiture. »
L’avocat lui a alors rappelé la conduite attendue en pareille circonstance.
« Je devais descendre, faire le constat et ensuite envoyer le blessé à l’hôpital », a reconnu le prévenu.
Interrogé sur la présence éventuelle d’éléments des forces spéciales à ses côtés, il a précisé :
« On était quatre. Il n’y avait pas d’éléments des forces spéciales avec moi. »
Concernant une publication attribuée à lui sur Facebook, affirmant avoir déposé le corps à l’hôpital, Singleton a nié catégoriquement :
« Non. Depuis le jour de l’accident, je ne me suis pas connecté. »
L’émotion à la barre
Au moment d’évoquer la victime, décédée alors qu’il transportait un sac de riz pour nourrir sa famille, Singleton a laissé transparaître son émotion :
« C’est ce qui me touche. Ça pouvait être mon père. »
La suite du procès
Le procès, qui suscite une forte attention du public et des médias, se poursuit dans la salle d’audience du tribunal de première instance de Coyah.
Ledemineur.info










