Ce lundi, l’ancien Premier ministre Dr Bernard Goumou a effectué une visite remarquée à N’Zérékoré dans le cadre de la campagne référendaire. Accueilli dès son arrivée à l’aérodrome par une foule enthousiaste, il a ensuite marqué plusieurs étapes clés : le gouvernorat, la Place des Martyrs et enfin la résidence du Patriarche. Une tournée qui a pris des allures de mobilisation générale et qui s’est conclue sur un message fort : voter OUI au prochain référendum.
L’arrivée de Bernard Goumou à l’aérodrome de N’Zérékoré a donné le ton de la matinée. Des centaines de citoyens s’étaient mobilisés pour réserver un accueil chaleureux à celui qu’ils considèrent comme un fils du terroir. Dans une ambiance festive marquée par des chants, danses et slogans, l’ancien Premier ministre a salué la ferveur de la population avant de se rendre au gouvernorat.
Au gouvernorat, Dr Goumou a rencontré les autorités administratives et locales. L’occasion pour lui de rappeler l’importance de l’implication de la région dans la consolidation de la paix et de la stabilité nationale. Selon ses propos, la Guinée forestière doit jouer pleinement son rôle dans ce moment décisif de l’histoire institutionnelle du pays.
Le moment fort de la visite s’est déroulé à la Place des Martyrs, où Bernard Goumou a pris la parole devant une foule nombreuse. Son discours, empreint d’humilité, s’est articulé autour de trois grands axes : l’unité, la réconciliation et l’avenir commun. « Je ne viens pas promettre, je viens écouter. Je ne viens pas imposer, je viens tendre la main », a-t-il déclaré sous les applaudissements. Il a également présenté ses excuses, au nom des responsables d’hier et d’aujourd’hui, pour les erreurs commises dans la gestion du pays, demandant le pardon et le soutien des populations.
L’appel au vote OUI
L’ancien Premier ministre a ensuite recentré son intervention sur le référendum du 21 septembre, qu’il a présenté comme une étape essentielle pour la Guinée. Pour lui, le OUI n’est pas seulement un choix électoral, mais un véritable acte politique et citoyen. « Le OUI, c’est dire oui à la paix, oui à la justice, oui à l’avenir », a-t-il martelé. Il a insisté sur l’importance de doter la Guinée de nouvelles institutions, de tourner la page de la transition et de poser les bases d’une gouvernance plus transparente et inclusive.
Après son discours, Bernard Goumou a rendu visite au Patriarche de N’Zérékoré. Ce geste symbolique a été salué comme une marque de respect envers les autorités morales et traditionnelles de la région. Pour beaucoup d’observateurs, cette démarche illustre la volonté de l’ancien Premier ministre de placer sa tournée sous le signe de l’unité et de la cohésion sociale.
Cette visite à N’Zérékoré, qui marque le début de la campagne référendaire en Guinée forestière, apparaît comme un moment fédérateur. Bernard Goumou, loin de se présenter comme un candidat en quête de pouvoir, a tenu à insister sur sa mission actuelle : fédérer les énergies autour du Président Mamadi Doumbouya et de la nouvelle Constitution. Pour lui, il s’agit de bâtir une Guinée réconciliée, forte et tournée vers l’avenir.
L’intégralité du discours prononcé par Dr Bernard Goumou à la Place des Martyrs de N’Zérékoré est disponible ci-dessous, en fichier joint.
DISCOURS – CAMPAGNE RÉFÉRENDAIRE EN GUINÉE FORESTIÈRE
Dr Bernard GOUMOU – Ancien Premier ministre
Mes chers parents, mes chers frères et sœurs,
Je vous remercie du fond du cœur pour cette mobilisation exceptionnelle et pour cette réception grandiose, depuis l’aéroport jusqu’à la Place des Martyrs.
Vos chants, vos danses, vos prières et vos bénédictions me touchent profondément. J’ai les larmes de joie, parce que cette cohésion et cette chaleur humaine sont le plus beau témoignage de notre unité.
Permettez-moi, avant tout propos, de vous transmettre les salutations fraternelles du Président de la république, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République.
Il m’a chargé de vous dire qu’il vous porte dans son cœur, qu’il sait votre fidélité et votre dignité, et qu’il compte sur vous pour écrire ensemble cette nouvelle page de l’histoire de la Guinée.
Aujourd’hui, je reviens vers vous non pas en Premier ministre, mais en fils du terroir.
Je ne viens pas promettre, je viens écouter.
Je ne viens pas imposer, je viens tendre la main.
Je ne viens pas diviser, je viens partager avec vous l’essentiel : la réconciliation et l’unité.
Avant d’aller plus loin, je veux poser devant vous un geste d’humilité.
Au nom de mes frères qui m’ont précédé, au nom de ceux qui sont aujourd’hui aux affaires, je demande pardon pour tout le mal que nous avons pu faire, parfois par ignorance, parfois par maladresse, dans l’exercice de la gouvernance.
Pardonnez-nous. Continuez à nous donner vos conseils, vos bénédictions et votre sagesse. Car sans vos prières et vos orientations, nous ne sommes rien.
Mes chers parents, je suis ici pour dire haut et fort que notre région doit parler d’une seule voix : la paix, la réconciliation, l’unité.
Nous devons dépasser les considérations d’ethnie, de clan ou d’appartenance.
Nous devons bâtir une région forte, respectée, capable de peser dans la Guinée nouvelle.
Je lance un appel solennel : que chaque fils et chaque fille de la Forêt, cadre, ministre, responsable, soit accueilli ici avec la même chaleur, la même dignité et le même respect.
Car c’est en honorant nos invités que nous faisons grandir notre région.
Dans les prochains jours, vous verrez arriver ici vos ministres ressortissants de la Forêt. Ensemble, nous tiendrons un grand meeting de lancement officiel de la campagne référendaire.
Chacun d’eux, dans sa langue du terroir, vous expliquera le contenu de la nouvelle Constitution et pourquoi il est important de voter OUI.
Mes chers parents, j’ai été Premier ministre. J’ai atteint le plafond de l’acte administratif.
Aujourd’hui, mon ambition est différente : fédérer nos énergies autour du Président Mamadi Doumbouya et de cette nouvelle Constitution qui ouvre une ère de stabilité, de responsabilité et de justice.
Le OUI, ce n’est pas seulement un vote. C’est :
- tourner définitivement la page de la transition,
- donner à la Guinée des institutions civiles et légitimes,
- garantir une gouvernance transparente et responsable,
- bâtir une société plus juste, inclusive et réconciliée à travers l’éducation et la santé pour tous..
Parents de la Forêt, chers frères et sœurs,
Je tends la main à tous.
Marchons ensemble, unis et réconciliés, pour que notre région soit un exemple de maturité politique et de grandeur.
Le 21 septembre, nous avons rendez-vous avec l’histoire. Voter OUI, c’est :
- dire oui à la paix,
- dire oui à la justice,
- dire oui à l’avenir.
Que Dieu bénisse la Forêt,
Que Dieu bénisse la Guinée,
Que Dieu bénisse tous les Guinéens.










