Alors qu’il appelle à voter Non au projet de nouvelle Constitution, le président du Bloc libéral (BL), Dr Faya Millimouno, met en garde contre ce qu’il considère comme un grave danger pour les droits et libertés fondamentaux en Guinée.
« C’est un danger pour les droits et libertés. Si vous ne lisez pas entre les lignes, vous aurez l’impression qu’il s’agit des mêmes droits que dans les Constitutions précédentes. Non ! Lisez attentivement, vous comprendrez que tout est cadenassé », a averti l’opposant.
Selon lui, le texte en préparation constitue une tentative de la junte de museler la presse et de restreindre le débat public. « J’ai écouté, récemment, quelqu’un dire : Il y a des gens à qui il ne faut pas tendre le micro. Et on nous dit : Si vous voulez parler de la Constitution, parlez-en, mais ne nommez personne. Que fait-on alors de la liberté d’expression dans ce pays ? De la liberté de la presse ? », s’interroge-t-il.
Faya Millimouno rappelle que la Guinée doit ses acquis en matière de liberté de presse à l’ancien président Lansana Conté. « On lui reprochait la corruption, certes, mais c’est sous lui que la Guinée a commencé à respirer en matière de liberté de la presse et de multipartisme », souligne-t-il, citant même l’exemple de caricatures de l’époque tolérées par l’ancien chef de l’État.
Comparant cette période au contexte actuel, il dénonce la disparition de plusieurs figures de la société civile et du journalisme : Marouane, Foniké Menguè, Billo Bah, Sadou Nimaga.
Enfin, il lance une mise en garde sévère aux journalistes : « Si cette Constitution passe, beaucoup d’entre vous seront obligés d’aller au Sénégal pour exercer librement. Sinon, il faudra apprendre quelques mots en anglais pour partir en Sierra Leone ou au Libéria. C’est très grave ».
Ledemineur.info










