FRIA, 28 juillet 2025 – Ce lundi matin, la ville de Fria est paralysée par une manifestation d’envergure. Les travailleurs de l’usine RUSAL, appuyés par leurs familles et des jeunes des quartiers environnants, ont bloqué plusieurs axes routiers pour protester contre la détérioration de leurs conditions de travail depuis la relance de l’unité industrielle.
Selon un habitant interrogé sur place, les barrages ont commencé dès les premières heures de la matinée.
« Les routes ont commencé à être barrées depuis le plateau jusqu’à la station Total, en passant par la gare routière. Ce sont surtout les femmes des ouvriers et les jeunes des différents quartiers qui soutiennent leurs parents, victimes de situations pénibles à l’usine. Il n’y a aucun responsable, et tout le monde est payé à 1 million 50 mille francs guinéens par mois », a-t-il confié.
Une contestation contre la sous-traitance abusive
À l’origine de la colère des manifestants : le refus de RUSAL d’appliquer les clauses du contrat convenu après la réhabilitation de l’usine. Une entreprise de sous-traitance, CENTA, est particulièrement pointée du doigt. Elle est accusée de maltraitance professionnelle, avec des salaires jugés dérisoires. Par exemple, les techniciens de surface ne percevraient que 400 000 francs guinéens par mois.
Les manifestants réclament un traitement digne, la revalorisation salariale, le respect des engagements contractuels, et la fin du recours abusif à la sous-traitance qui, selon eux, « précarise et divise » les travailleurs.
Pour l’heure, aucun représentant de RUSAL ni des autorités locales ne s’est exprimé publiquement. L’accès à l’usine reste bloqué par les manifestants.
Les regards sont désormais tournés vers les autorités préfectorales et le ministère du Travail, appelés à intervenir pour désamorcer cette crise sociale qui couvait depuis plusieurs semaines.
Ledemineur.info










