Le procès en appel de l’ex-ministre de la Santé, Rémy Lamah, et de la société SOGUIMAP se poursuit devant la chambre d’appel de la CRIEF. Après les plaidoiries des avocats de l’État guinéen, ceux de la société ZMC ont pris la parole pour exposer leurs accusations de corruption et de violations des règles de passation des marchés publics, notamment concernant l’attribution d’un contrat de fourniture de médicaments.
Les avocats de ZMC ont demandé que leur client soit reconnu partie civile et réclament une indemnisation de 10,5 millions de dollars américains, ainsi que 20 milliards de francs guinéens pour les préjudices subis. Ils accusent l’ex-Général Lamah d’avoir retiré en 2020 un contrat à leur société pour le confier illégalement à SOGUIMAP.
Ce procès intervient après l’appel du premier jugement qui avait renvoyé les prévenus des fins de la poursuite. Après avoir écouté les deux parties, il revient désormais à la CRIEF de trancher et de rendre une décision tant attendue.
Amadou DIALLO